COMAO – Le Jeu De Guerre Moderne

Briefing de Mission : Bienvenue au Commandement Aérien

L’alarme retentit sur le tarmac sous un ciel d’orage. Les réacteurs hurlent, le sol vibre sous la poussée des post-combustions et la condensation s’arrache du bout des ailes. En tant que Commandant de Mission, la responsabilité du ciel repose désormais sur vos épaules. Bienvenue dans l’univers de COMAO (COMposite Air Operations), le wargame de simulation tactique conçu par un pilote militaire actif de l’Armée de l’Air.

Ici, pas de place pour le hasard incontrôlé : vous devrez planifier des sorties complexes, gérer l’énergie de vos unités en vol, le stress de vos pilotes sous le feu adverse, braver les réseaux de défense SAM ennemis et coordonner vos patrouilles avec une précision chirurgicale. Altitude, portée radar, configuration d’armement et angles d’attaque… chaque décision en mer ou au-dessus de la ligne de front peut vous offrir la supériorité aérienne ou envoyer votre escadrille au tapis.

Une escadrille prête à l’engagement

Au cœur du matériel, vous découvrirez 8 figurines d’aéronefs minutieusement reproduites :

  • 2× A-10C Thunderbolt II (États-Unis)
  • 2× Su-25SM Frogfoot (Russie)
  • 2× Mirage 2000-5F (France)
  • 2× J-11B Flanker B+ (Chine)

Chaque modèle possède son cockpit et repose sur son propre socle d’activation orientable, véritable instrument de bord permettant de piloter l’altitude de votre appareil et de gérer en temps réel ses jetons d’activation en plein vol.

Le théâtre d’opérations et le soutien au sol

Un plateau de jeu recto-verso vous plonge immédiatement au-dessus d’un théâtre d’opérations à échelle macro. Vous y analyserez le relief, la ligne de front et les zones stratégiques. Pour compléter la menace venue du sol, des fiches et tuiles spécifiques matérialisent les batteries de missiles anti aériens (SAM), les véhicules blindés et les installations clés à défendre ou neutraliser.

Cartes, dés et gestion de vol

Pour simuler la tension extrême des opérations modernes, la boîte fournit :

  • Le paquet de cartes tactiques et d’objectifs : réparties entre cartes Sorties aériennes (pour régler l’initiative et l’arrivée de vos renforts), cartes Tactiques (pour exécuter des manœuvres limites ou déjouer les pièges adverses) et cartes Objectifs (pour valider vos contrats opérationnels).
  • Les dés spéciaux : taillés sur mesure pour résoudre promptement la détection radar, les tirs et les affrontements au canon en dogfight (combat aérien rapproché, à vue).
  • L’arsenal de marqueurs et jetons pour représenter les diverses munitions et carburant de vos unités.

Envol immédiat

Prêt à prendre les commandes ? Le coffret inclut le livret de règles, accompagné d’un livret d’opérations et de scénarios proposant aussi bien des duels tactiques intenses qu’un mode solo (OPFOR) prêt à tester vos réflexes de stratège.

Lien pour se procurer le jeu actuellement : https://backer-street.com/comao

La photo de la boîte vient de l’éditeur, celle du plateau de jeu avec les avions d’une partie où j’étais spectateur et celle du F16 de Gemini IA qui est venu illustrer ce que j’imaginais car je suis totalement incapable de dessiner.

COMAO 

Du Wargame au Plateau : La Guerre Aérienne Contemporaine 

Sous le ciel d’encre d’une nuit sans lune, le vrombissement des réacteurs déchire la brume : le jeu de société COMAO plonge les joueurs au cœur d’un duel aérien d’une intensité cinématographique. Entre tactique pure et immersion digne de Top Gun, Tanguy ou Buck Danny, ce scénario oppose la précision américaine aux puissants escadrons russes.

Alors que les six chasseurs américains s’élancent, leurs pilotes ajustent à l’aveugle le carburant et l’armement sous leurs ailes. Dans l’ombre des nuages, la patrouille de F-16 et de F-35 escorte deux redoutables A-10 (les fameux Warthog) prêts à fondre sur leur cible. En face, le commandement russe déploie ses MiG-29 et ses majestueux Su-27 pour intercepter la menace et protéger le bombardier Tupolev. Pour échapper aux radars, certains appareils frôlent la cime des arbres à très basse altitude, guidés par la position des troupes, des véhicules et des blindés déployés au sol. Les radars crépitent, les trajectoires se croisent et le stress gagne les cockpits lorsque les tirs frôlent le fuselage. Il reste dix minutes avant le premier impact : chaque choix d’altitude ou de cap deviendra bientôt une question de survie.

Chapitre I : Premier Sang sous le Soleil Vert (Jour 1)

Au centre de commandement, Clément ajuste son micro-casque avec la sérénité d’un général en chef, tandis qu’Éric, aux commandes du QG adverse, esquisse un sourire énigmatique. La guerre technologique ne fait que débuter. Les Russes ouvrent le bal en déployant un drone de reconnaissance hautement perfectionné. Ni une ni deux, Clément réplique par une frappe spatiale de haute précision qui aveugle la machine ennemie avant même qu’elle n’ait pu transmettre le moindre octet. Éric riposte aussitôt avec une carte d’espionnage, jetant un coup d’œil machiavélique dans le plan de vol et la main tactique américaine.

L’ordre d’engagement est donné. Côté américain, deux F-16 C Fighting Falcon et deux F-35A Lightning II s’élancent dans l’éther. Dans la pénombre de leurs cockpits, la répartition du carburant et des charges militaires reste un secret bien gardé. En face, la bannière rouge aligne une armada impressionnante : deux Frogfoot, deux Flanker et l’imposante silhouette d’un bombardier Tu-22M3 Backfire, capable de sillonner le ciel durant toute l’opération sans le moindre ravitaillement.

Dans le ciel, les appareils les plus rapides ouvrent la voie. Les chasseurs de l’US Air Force grimpent à très haute altitude, tandis que les Su-25 russes rasent les reliefs, slalomant entre les crêtes rocheuses. Soudain, un radar d’alerte américain accroche une signature : un Su-27 Flanker en plein vol ! Le pilote du F-35A n’hésite pas et décoche une salve de deux missiles air-air AMRAAM. Dans un rugissement d’enfer, les engins fendent l’air… mais le pilote russe réagit au quart de tour et exécute un virage à arracher les ailes pour esquiver à la dernière seconde ! La décharge d’adrénaline est violente : le choc psychologique et le niveau de stress du pilote s’envolent, limitant ses capacités opérationnelles jusqu’à son retour au QG.

Pendant ce temps, un autre F-35A repère un véhicule blindé au sol et le verrouille d’une tache laser lumineuse. Un missile anti-radar s’abat dans un éclair fracassant, pulvérisant la cible. Les forces ennemies ne restent pas inactives : Oleg, aux commandes de son Su-25 Frogfoot, fait parler ses canons et nettoie une position d’infanterie américaine, tandis qu’un Su-27 pulvérise un relais de transmission sous une salve dévastatrice de quatre bombes.

À la fin de cette première journée d’affrontements, les états-majors font le compte des destructions terrestres : égalité parfaite, trois points dans chaque camp. Les F-16 conservent leur patrouille en haute altitude, réservoirs entamés, tandis que les F-35A et les Su-25 regagnent leurs tarmacs pour maintenance.

Chapitre II : L’Enfer des Reliefs (Jour 2)

Le soleil se lève sur une journée sous haute tension. Éric passe à l’offensive cybernétique : deux attaques informatiques massives paralysent le réseau américain, forçant Clément à défausser de précieuses options tactiques.

L’US Air Force envoie au charbon deux redoutables A-10C Thunderbolt II aux côtés de ses chasseurs. En face, les MiG-29 Fulcrum et les Su-27 Flanker décollent en nombre sous un ciel dégagé. Le tonnerre des réacteurs couvre le bruit des canons. « Viper », aux commandes de son F-16, plonge à travers les nuages et fait voler en éclats une station radar ennemie. Réplique immédiate du Su-25 frogfoot russe qui repère une ligne de front et la balaye sous une pluie de roquettes.

Un F-16 américain parvient à verrouiller le Su-25 dans son collimateur de tir. Le pilote américain s’apprête à lâcher la purée quand le chasseur d’attaque russe plonge au cœur des vallées escarpées, utilisant la topographie pour rompre l’engagement. Tout haut dans le ciel, à très haute altitude, les F-35A et les Su-27 se livrent un jeu du chat et de la souris hyper-technologique sans qu’aucun coup fatal ne soit porté. Mais le rapport de force penche : les Su-27 russes parviennent à verrouiller les F-16 et lâchent leurs missiles. Les Américains effectuent d’incroyables manœuvres d’esquive. Les missiles manquent leur but, mais la peur bleue subie en cockpit laisse les pilotes américains tremblants et au bord de la crise de nerfs.

Pendant ce temps, la lourde ombre du bombardier Tupolev s’approche inexorablement de la base militaire américaine… Le bilan de la journée est sans appel : 3 points supplémentaires pour le commandement russe contre seulement 1 pour les forces américaines.

Chapitre III : Ombrages et Brouillages (Jour 3)

Le soleil décline à l’horizon, teintant le ciel d’un rouge sang. Les Russes envoient un drone d’attaque programmé pour traquer les émissions radar. Clément réagit avec méthode : exploitant les failles de la logistique adverse, les Américains parviennent à faire défausser des munitions ennemies tout en relançant leur chaîne de production pour récupérer quatre missiles air-air de longue portée. De plus, les A-10C Thunderbolt II bénéficient d’un équipement optimisé pour détecter les cibles adverses.

Deux F-35A fraîchement révisés reprennent l’air, tandis que trois Su-25 et un MiG-29 rugissent sur la piste d’envol russe.

Les chasseurs américains tentent d’accrocher les signatures thermiques et radar des avions de chasse ennemis, mais la guerre électronique fait rage. Les puissants systèmes de brouillage russes rendent leur patrouille totalement invisible permettant une approche fantôme. Heureusement pour l’US Air Force, les A-10C font parler la poudre au sol : leurs bombes guidées laser font des ravages sur les blindés adverses, tandis que les batteries de missiles sol-air alliées repoussent les intrusions.

Au-dessus des nuages, l’affrontement entre MiG-29 Fulcrum et F-35A tourne au cauchemar technologique. Drones, leurres thermiques et paillettes d’aluminium pèsent sur les écrans radar. Les alertes menaces hurlent sans fin dans les casques. Le niveau de stress des pilotes atteint des sommets dramatiques ; certains regagnent la base traumatisés par la violence psychologique de ces duels hors de portée de vue.

Chapitre IV : La Nuit des Lances de Feu (Jour 4)

La nuit noire s’est totalement installée sur le théâtre des opérations. Dans l’obscurité, les désignateurs laser américains balaient les positions terrestres. Mais le QG russe approvisionne ses unités en obus antichars et relance la fabrication de redoutables missiles air-air Alamo.

Les renforts prennent leur envol : deux F-16 rejoignent la bataille côté américain, face à deux nouveaux Su-25. Les forces en présence sont déséquilibrées : 7 avions russes sillonnent la nuit contre seulement 4 appareils pour l’US Air Force.

Grâce à leur technologie nocturne, les Américains parviennent à repérer l’ensemble des Sukhoï. De leur côté, les Russes localisent un convoi au sol et l’éclairent immédiatement d’un faisceau laser.

Soudain, le drame se noue. Un F-16 américain est acculé par plusieurs chasseurs russes. Il tente le tout pour le tout, largue ses leurres et vire à cabrer, mais le nombre fait la différence. Pris sous un feu croisé de missiles, l’appareil subit des dégâts majeurs, part en vrille incontrôlable et vient s’écraser dans un embrasement gigantesque. Le dernier F-16 américain venge son équipier dans la minute en illuminant un véhicule ennemi pour le détruire d’une frappe chirurgicale.

Chapitre V : Le Crépuscule des Aigles (Jour 5)

Dernière nuit d’opération. Éric abat ses dernières cartes : des renforts d’artillerie lourde martèlent les infrastructures américaines. Clément réplique en expédiant des drones suicides sur les relais de communication ennemis.

Le dernier F-16 américain tente d’engager des cibles identifiées au sol. Mais dans son 6 heures surgit « Karpov », l’as russe, aux commandes de son Su-27 Flanker. Le F-16 entame un virage désespéré pour échapper au tir, tout en larguant deux bombes GPS vers sa cible… qui manquent complètement leur but !

Pendant ce temps, un F-35A parvient à géolocaliser un véhicule et à le pulvériser. Mais l’appareil furtif a été repéré. Un Su-27 en approche rapide lui décoche deux missiles. L’un d’eux explose à proximité immédiate : le F-35A survit mais ses revêtements absorbants sont endommagés ; sa furtivité est définitivement perdue ! C’est le moment que choisit « Vlad », aux commandes de son MiG-29 Fulcrum, pour lancer ses deux derniers missiles R-27. Privé de sa furtivité et à bout de ressources, le F-35A ne réussit à en éviter qu’un seul. Le second percute le fuselage de plein fouet : le joyau technologique américain explose en vol dans une gerbe de feu.

Dans un sursaut d’honneur, un robuste A-10C Thunderbolt II repère deux véhicules ennemis, verrouille ses faisceaux laser et largue deux bombes GPS. Mais le contre-brouillage électronique russe, un véhicule appelé Zhitel, est parfait : aveuglées, les munitions s’écartent de leur trajectoire et s’écrasent inoffensivement dans le décor.

Le silence revient sur le front. Les bilans tombent : Victoire finale du commandement russe sur le score de 10 à 6.

Débriefing Tactique : Les Clés de la Victoire Russe

La défaite américaine lors de ce scénario s’explique par deux facteurs stratégiques majeurs.

  1. La masse opérationnelle et la saturation (Surnombre aérien) : Dès les premières heures, le commandement russe a su maintenir un différentiel numérique écrasant (jusqu’à 7 appareils en vol contre 4 lors de la phase nocturne). Malgré la supériorité technologique ponctuelle de la furtivité des F-35A et de la précision des missiles AMRAAM, l’US Air Force s’est retrouvée rapidement saturée. Le surnombre russe a permis de multiplier les axes de menace, d’épuiser les réserves de leurres, d’accumuler un niveau de stress ingérable chez les pilotes américains et de verrouiller le ciel par recoupement de trajectoires.
  1. La jeunesse du commandement américain (Poids de l’expérience) : La conduite des opérations côté américain, confiée à Clément, a souffert d’un manque d’anticipation face au métier et au sang-froid tactique d’Éric. Là où le commandement russe a combiné brouillage électronique, attaques cybernétiques répétées et frappes de saturation, la gestion des ressources (gestion des stocks de carburant, conservation de la furtivité, rotation des appareils) du jeune commandant américain a manqué de maturité. Cette inexpérience s’est traduite par des prises de risque excessives au niveau des tirs terrestres, laissant des chasseurs isolés à la merci des paires de Su-27 et MiG-29 russes.

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